Les grandes rivières sous pression humaine et climatique – Monde

Le Congo. Les dernières rivières à courant libre se limitent surtout aux régions éloignées de l’Arctique et des bassins amazonien et congolais – Crédit photo : © Getty Images

Selon une nouvelle étude internationale publiée en mai 2019 par la revue Nature, à peine un tiers des quelques 250 grandes rivières de la planète s’écoulent encore librement. Entre barrages et réservoirs, l’homme a modifié le cours de toutes les autres, réduisant ainsi leur connectivité naturelle avec la terre, l’atmosphère et l’eau souterraine. Des perturbations qui ne sont pas sans conséquence car les rivières fournissent des écoservices essentiels aux hommes : près de 2 milliards de personnes y puisent directement leur eau et environ 12 millions de tonnes de poissons sont tirées des rivières chaque année sur la planète, ce qui signifie que des dizaines de millions de personnes dépendent des protéines fournies par les rivières. Provoquant l’appauvrissement de cette indispensable biodiversité, les infrastructures humaines bloquent également le transport de sédiments, ce qui entraîne la disparition des deltas, où environ 500 millions de personnes vivent de l’agriculture.

L’étude révèle également que les changements climatiques accentuent la menace sur la santé de toutes les rivières, modifiant d’ores et déjà les régimes d’écoulement, la qualité de l’eau et la biodiversité. Cela sans compter le développement croissant de l’hydroélectricité, une énergie considérée comme propre mais dont les barrages peuvent avoir un impact fort négatif sur les écosystèmes, notamment dans les régions tropicales où la décomposition de la végétation engendrée par la formation d’un réservoir peut être une source de gaz à effet de serre.

Intensification du cycle de l’eau : la dynamique des lacs géants

Pour en savoir plus :
Seulement le tiers des grandes rivières de la planète coulent encore librement – Radio Canada le 9 Mai 2019

Leave a Reply