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Différentes vues dynamiques de la Terre par les 4 premiers satellites du programme Earth Explorers de l’ESA : Swarm (champ magnétique), CryoSat (glaces polaires), SMOS (humidité du sol), et GOCE (géodésie).

Quoi mieux que des exemples pour illustrer l’utilité d’un observatoire spatial du climat ? En coopération avec leurs agences spatiales respectives, les scientifiques français, marocains et chinois exposent quelques uns des travaux prêts à intégrer le SCO. Étudiant divers impacts du changement climatique dans le monde, chaque scénario montre comment les chercheurs utilisent données spatiales et de terrain pour développer des modèles fiables et transposables. Ceux-ci délivrent des indicateurs et des outils d’alerte ou d’aide à la décision pour se protéger et s’adapter aux conséquences du changement climatique annoncé. Mutualiser les moyens et les connaissances internationales semble une évidence, le SCO est une passerelle pour le faire.

 

Monitorer et modéliser le fonctionnement de notre planète de l’échelle globale à locale

L’on ne peut affirmer qu’un phénomène est un impact du changement climatique que si l’on observe une récurrence dans le temps. Or nous avons, à travers des réseaux in situ et depuis l’espace, emmagasiné un très grand nombre de mesures qu’il faut maintenant exploiter.

Hausse de la température au sol, élévation du niveau des océans, amplification d’événements extrêmes… les premières évolutions à l’échelle du globe sont identifiées et confirmées par les variables climatiques essentielles (ECV) dérivées du spatial. Mais quid de leurs impacts au niveau d’un pays, d’une région, d’une ville, d’un village ? Dégager des indicateurs de vulnérabilité au plus près des habitants nécessite de monitorer le changement climatique et d’observer la dynamique d’une zone pour voir comment elle réagit à ce phénomène global.

« Les experts développent souvent des compétences pointues sur un type de satellites et une variable. L’un des enjeux du SCO est d’utiliser toutes les missions spatiales et d’unir toutes les connaissances associées aux variables du changement climatique et de ses impacts. »

Marielle Gosset - Hydrométéorologue, IRD, Toulouse, France

Jusqu’à 40 ans d’archives spatiales exploitables
pour proposer des scénarii d’évolution à l’horizon 2030, 2050 voire 2100.