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17 juin 2019, Il était une fois le SCO

Publié le 25/05/2020
Voici l’histoire bien réelle d’une mobilisation internationale face aux réalités du changement climatique. Spécialistes du monitoring par satellite de notre Terre, les agences spatiales portent l’initiative pour créer les outils nécessaires aux territoires afin de s’y adapter.

À grand salon, grand rendez-vous. Lundi 17 juin 2019, au Salon international de l’Aéronautique et de l’Espace Paris-Le Bourget, 23 agences spatiales et organisations internationales de l’ONU se sont réunies pour ratifier la Déclaration d’intérêt commun du Space Climate Observatory. Sur le pavillon de l’agence spatiale française CNES, et en présence du Président de la République française, tous reconnaissent par cet engagement inédit la nécessité d’une union mondiale pour travailler rapidement et concrètement sur les impacts du changement climatique à une échelle très locale. Depuis, les partenaires fondateurs se consacrent à la mise en place opérationnelle de l’observatoire, rappelant que « la co-construction du SCO à travers une coordination internationale est un élément majeur de sa réussite ». Déjà rejoints par les agences spatiales de quatre pays fin 2019, d’autres nations sont attendues pour étoffer cette communauté d’un nouveau genre.

Le SCO pour protéger la Terre

Fonte des glaces et du pergélisol, hausse du niveau des mers, acidification des océans, sécheresses, inondations, intensification des cyclones et autres évènements extrêmes… Le changement climatique entraîne déjà des modifications majeures. S’il est urgent de limiter nos émissions de gaz à effet de serre, il est tout aussi urgent de trouver des solutions pour limiter les impacts du réchauffement climatique ou, à défaut, s’y adapter. Aucun pays ne pouvant assumer seul une telle tâche, la France propose, dans la droite ligne de l’Accord de Paris sur le climat, de renforcer la coopération internationale en créant le SCO : un réseau mondial capable de mettre en résonnance des projets concrets pour protéger la planète et ses habitants, tout particulièrement les plus vulnérables. Pour qu’aucun Terrien ne soit laissé pour compte, le SCO s’appuie sur les Objectifs de Développement Durable de l’ONU.

Group

Les signataires du 17 juin 2019 :

  • Allemagne, Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt (DLR)
  • Autriche, Austrian Space Agency (FFG)
  • Azerbaïdjan, Azercosmos
  • Brésil, Brazilian Space Agency (AEB)
  • Chine, China National Space Administration (CNSA)
  • Émirats Arabes Unis, United Arab Emirates Space Agency (UAESA)
  • Éthiopie, Ethiopian Space Science and Technology Institute (ESSTI)
  • Europe, European Space Agency (ESA)
  • France, Centre National d’Études Spatiales (CNES)
  • Grèce, Hellenic Space Agency (HSA)
  • Inde, Indian Space Research Organisation (ISRO)
  • Israël, Israel Space Agency (ISA)
  • Italie, Italian Space Agency (ASI)
  • Mexique, Mexican Space Agency (AEM)
  • Portugal, Portugal Space Agency
  • Roumanie, Romanian Space Agency (ROSA)
  • Royaume Uni, UK Space Agency (UKSA)
  • Suède, Swedish National Space Agency (SNSA)
  • Thaïlande, Geo-Informatics and Space Technology Development Agency (GISTDA)
  • Ukraine, State Space Agency of Ukraine (SSAU)
  • Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)
  • Bureau des affaires spatiales des Nations Unies (UNOOSA)

Depuis lors, d’autres pays comme l’Argentine, le Vietnam, la Belgique ou encore le Gabon ont rejoint l’initiative. Retrouvez la liste complète des membres ici.

Image © NASA/, 2016