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SatLCZ Lille

Le projet se propose de mettre en place une méthodologie permettant d’effectuer une classification en Zones Climatiques Locales dérivée exclusivement d’images satellite à très haute résolution. Les enjeux identifiés sont la vulnérabilité des milieux urbains pendant les vagues de chaleur estivales, ainsi que l’adaptation et l’atténuation des pics de chaleur locaux.

Présentation

Le projet vise à mobiliser l’imagerie satellitaire à très haute résolution (THR) spatiale issue de la mission Pléiades, en vue de produire à partir d’une description très fine des tissus urbains, et de manière reproductible, des indicateurs s’appuyant sur le référentiel de Zones Climatiques Locales (LCZ en anglais) proposé par la communauté internationale de climatologie urbaine [Stewart & Oke 2012]. Cette méthode permet de segmenter les territoires en unités typo-morphologiques élémentaires homogènes vis-à-vis de leur comportement climatique. Les enjeux identifiés sont la vulnérabilité des milieux urbains pendant les vagues de chaleur estivales, ainsi que l’adaptation et l’atténuation locale aux pics de chaleurs par une conception urbaine mieux maîtrisée. Identifier les LCZ nécessite de produire des couches géographiques décrivant la morphologie urbaine (4 indicateurs) et l’occupation du sol (3 indicateurs). Une étude [Leconte et al. 2018] montre qu’on peut corréler l’intensité de l’îlot de chaleur et ces indicateurs à l’échelle surfacique des LCZ.

satellite

Le projet s’appuie sur les suites du projet DIACLIMAP financé par l’ADEME entre 2015 et 2017, qui a permis de développer une méthode mobilisant l’imagerie THRS pour la production d’indicateurs LCZ pour la métropole du Grand Nancy, croisés avec des données microclimatiques mesurées localement [10th ICUC, Bouyer et al.] . Les indicateurs sont calculés en utilisant le bâti 3D, des couches « surfaces imperméables » et « surfaces perméables » extraites de l’image ainsi qu’un modèle numérique de surface également issu des images satellites.

L’utilisation d’imagerie THR permet d’envisager de produire et d’actualiser les indicateurs LCZ pour tout type de tissu urbain, indépendamment de l’existence de bases de données géographiques très riches telles que celles qui existent en France. Le projet vise donc à internationaliser la méthode développée pour la France, en adaptant la classification aux contextes urbains rencontrés dans différents cas d’étude et en réalisant la chaîne de traitement allant de l’imagerie satellitaire à la production des indicateurs, en automatisant autant que possible le processus.

Dans un premier temps, cette méthodologie sera appliquée à la Métropole Européenne de Lille qui a notamment connu un épisode de canicule en 2019 avec des températures supérieures à 41°C. Ce territoire permettra de valider les résultats de la méthodologie employée par l’intermédiaire des données déjà existantes (imagerie Pléiades, modèle numérique de surface). Une ville sur un territoire étranger sera intégrée au projet dans un deuxième temps pour vérifier la transposabilité de la méthode.

 

Vidéo de présentation du projet SatLCZ.

Territoire(s) d’expérimentation

  • Lille, France

Résultats – Produit(s) final (aux)

  • Indicateur spatialisé de sensibilité au phénomène d’ilot de chaleur urbain

Projet(s) SCO lié(s)

THERMOCITY

Données

Satellite

  • Pléiades

Autres

  • Modèle Numérique de Terrain
  • Carte d’occupation des sols
  • Classification en Local Climate Zone

Les Actus du projet

Contact

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