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SCO FRANCE

Le SCO France est la déclination nationale de l’initiative internationale.

La Charte de fonctionnement du SCO France est disponible ci-dessous. 

 

 

Fonctionnement

 

Le SCO France est piloté par un Comité Inter-Organismes (CIO) composé d’institutions publiques françaises dont les missions ont trait aux problématiques climatiques. Le CIO se réunit au moins 2 fois par an. Un Bureau Exécutif assure l’animation et le bon fonctionnement de la structure.

Articulation avec les politiques nationales

Le SCO France est la déclination nationale de l’initiative internationale. C’est un réseau national dont la vocation est de rassembler la communauté scientifique, les autorités publiques, et les entreprises autour des objectifs du SCO International et de l’étude des impacts des changements climatiques. Son existence, et plus généralement celle du SCO International, émane d’une volonté présidentielle française exprimée lors du One Planet Summit de décembre 2017.

A ce titre, le SCO France doit s’efforcer d’accompagner les politiques publiques nationales sur le changement climatique, et l’action des acteurs nationaux. Les appels à projets du SCO s’inscrivent donc dans les domaines prioritaires édictés par le gouvernement dans le cadre de sa politique climat. Une attention particulière sera portée aux DROM et aux pays dont la coopération renforcée avec la France est attendue. Pour ce faire, sont plus particulièrement inclus dans sa gouvernance les ministères de l’enseignement supérieur et de la recherche et de la transition écologique et solidaire.

Dans ce cadre, les missions du SCO France sont de :

  • Faire émerger des projets répondant du mieux que possible aux critères SCO, en contribuant à la diffusion des appels à projet,
  • Leur octroyer, après avis du comité de labellisation, le label SCO,
  • Les accompagner dans leur cycle de vie, dont la recherche de financement,
  • Communiquer au niveau national et international,
  • Gérer les retours communautaires de ces projets,
  • Structurer une réponse à une sollicitation dans le cadre de la future Charte internationale.

Articulation avec les politiques locales

Les territoires et donc les acteurs des politiques locales sont particulièrement concernés par les impacts des changements climatiques. Les régions sont en particulier en cours de mise en place de leurs schémas régionaux d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires dont le volet environnemental constitue une composante importante puisqu’il intègre les anciens schémas climat air et énergie. Plusieurs régions se sont dotés d’organes de conseils scientifiques pour les aider à concevoir un volet adaptation au changement climatique.

Le rôle du SCO est de proposer aux décideurs locaux des outils opérationnels leur permettant une mise en œuvre facilitée de leur politique d’adaptation. Pour cela, il s’appuie sur des compétences scientifiques, des institutions de recherche et des outils technologiques adaptés aux besoin des utilisateurs dans les territoires concernés. Ceux-ci contribuent à l’élaboration des outils en participant à leur conception selon des modalités variables afin de s’assurer de la correspondance entre l’outil et les besoins spécifiques émanant des acteurs du territoire.

Les implémentations concrètes du SCO ont ainsi vocation à participer aux actions de concertation et d’information multi acteurs que les échelons déconcentrés et décentralisés mettent en place, mais également à s’inscrire dans les mécanismes de financement dédiés aux thématiques climatiques.

Le SCO France doit tirer le meilleur des liens entre les membres du CIO, éventuellement leur déclinaisons locales, leurs partenariats, et l’ensemble des réseaux auxquels ils appartiennent. Il s’agit ici de créer une communauté en capacité de faire une remontée de besoins précis via une approche par « cas d’usages ».

Idéal-type d'un projet SCO France

Un projet SCO a vocation à rassembler plusieurs familles d’acteurs :

  1. La communauté scientifique dont les travaux de recherche alimentent des solutions concrètes basées sur l’analyse et la modélisation des données disponibles et la production d’algorithmes nécessaires au développement de solutions innovantes pour les projets
  2. Les autorités publiques nationales et locales, les collectivités locales, car elles seules auront à gérer cette adaptation au plus près des populations
  3. Les acteurs de l’ingénierie territoriale qui disposent d’une expertise technique appliquée aux territoires
  4. Des entreprises et des bureaux d’études ayant les capacités de porter une réponse industrielle et opérationnelle entre scientifiques, données, et populations.

Afin d’assurer une bonne adéquation entre les objectifs du SCO, un projet SCO devra répondre aux 6 critères suivants :

  1. Choisir des cas d’étude répondant expressément aux besoins des territoires,
  2. Proposer un outil opérationnel à l’issue du projet,
  3. Faire le meilleur usage des données satellite, environnementales, climatiques et socio-économiques disponibles, à une résolution adaptée à la problématique,
  4. S’appuyer sur les infrastructures de recherche, de production, de mise à disposition de données (Data Terra, Copernicus, DIAS, Geoportail, plateformes SIG existantes…) ainsi que sur les services opérationnels (Copernicus etc.),
  5. Permettre la duplication/l’adaptation des outils sur plusieurs territoires (passage à l’échelle),
  6. Satisfaire aux critères de retours communautaires SCO,

et autant que possible, aux critères suivants :

  1. Fédérer un consortium de scientifiques, d’industriels et d’autorités publiques en capacité de produire de nouvelles connaissances, de générer des cœurs méthodologiques innovants et efficaces, mais également des outils pratiques d’aide à la décision,
  2. Favoriser une méthodologie fondée sur un état de l’art actualisé incluant les derniers développements de l’intelligence artificielle et les infrastructures de calculs afférents,
  3. Favoriser l'utilisation de données et d'outils open-source et tendre vers un outil final ouvert,
  4. Proposer un mode de financement des projets qui associe les collectivités pour la phase initiale du projet, et définit le périmètre de recours au secteur privé pour les développements futurs,
  5. Intégrer des travaux sur le développement du modèle économique associé,
  6. Intégrer la démarche de coopération internationale au service des pays bénéficiant de l’aide au développement.

Les projets en collaboration bi ou multilatérale pour peu qu’une institution française membre du CIO soit impliquée, sont éligibles. Les collaborations impliquant d’autre SCO Nationaux sont encouragées.

Les retours communautaires

Les projets labellisés intègrent la communauté SCO et acceptent de contribuer à son enrichissement pour le bénéfice de tous. Ils définissent leur contribution dans leur dossier de labellisation si possible, ce point pouvant également être complété par la suite dans leurs divers reporting annuels, à mesure que s’affinent les modèles économiques liés aux usages des productions du projet.

Ce retour est constitué, de préférence, de l’ensemble des données, algorithmes ou diverses briques techniques susceptibles d’être réutilisées dans un autre contexte. Des exceptions à ce principe d’ouverture doivent être limitées, justifiées, et donner lieu à d’autres formes de retours communautaires : coopération internationale et renforcement des capacités par exemple, offre d’expertise, veille technologique, etc. Une discussion avec le bureau du CIO pourra venir aider les projets à élaborer les formes que pourraient prendre ces retours.

Les consortiums s’engagent à répondre avec bienveillance aux sollicitations émanant du SCO France pour contribuer à la promotion et à la valorisation du SCO, participer à des retours d’expérience ou encore apporter leur témoignage.

Labellisation des projets

Obtenir le label SCO pour un projet signifie adhérer aux valeurs du SCO, et bénéficier d’une reconnaissance internationale, le label SCO décerné par le comité de labellisation SCO France valant reconnaissance par le SCO International.

Le label SCO permettra d’avoir un accès privilégié aux financements obtenus dans le cadre des accords institutionnels entre le SCO et les agences internationales ou européennes, ainsi qu’à ceux éventuellement dédiés au SCO dans les organismes du CIO.

L’octroi du label permet un accompagnement des consortiums par les membres du SCO France: ils pourront ainsi être valorisés dans les différents événements nationaux ou internationaux, et profiter du déploiement de solutions techniques qu’ils auront mis en œuvre localement à d’autres échelles.  

Tous les projets répondant aux exigences définies sont susceptibles d’être labellisés.

L'accompagnement de projets SCO

Le SCO France accompagne les projets labellisés, et préfigure les contours d’un futur accompagnement dans le cadre de la Charte Internationale.

A travers ses outils de communication, le SCO France s’engage à :

  • Donner de la visibilité sur les financements internationaux dans le cadre des accords institutionnels du SCO (PNUD, C3S, Copernicus via le CNES, FPA Caroline Herschel etc.),
  • Donner de la visibilité sur les financements français via les boosters et pôles de compétitivité (thématiques Terre, Mer, …),
  • Tenir à jour un agenda des grands évènements nationaux et internationaux ayant trait au problématiques climatiques,
  • Faciliter l’accès aux données satellite (visibilité sur les portails, accords spécifiques).

Les projets labellisés sont au cœur du dispositif de communication et doivent bénéficier d’une fertilisation croisée, notamment en :

  • Mettant en visibilité leur avancement et la tenue des objectifs d’opérabilité à court/moyen terme en partageant l’information auprès plus grand nombre,
  • En organisant des « Ateliers Projets » sous un format à définir,
  • En participant à la communication du SCO dans ses instances stratégiques (réseaux d’acteurs locaux, scientifiques, réseaux d’entreprises)

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