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SCO France : millésime 2021

Publié le 31/03/2021
Suite à son second appel à projets, le SCO France a labellisé 21 projets dans 6 thématiques. Tour d’horizon.

AGRICULTURE : 2 projets

  • Space4Irrig

Porté par le CESBIO

L’ambition du projet Space4Irrig est de fournir, via une plateforme web, des cartes d’humidité des sols à très haute résolution spatiale (échelle de la parcelle), de cultures irriguées et des besoins réels en eau des cultures sur les régions Occitanie et PACA. Les cartes d’humidité seront fournies sur 15 à 20 dates par mois. Les cartes des surfaces irriguées et des besoins en eau seront fournies à un pas de temps mensuel entre 2017 et 2022. Les produits finaux seront délivrés par l’entreprise MEOSS.

  • SCO-LIVE

Porté par ACRI-ST

La culture de l’olivier est délicate et soumise à des aléas climatiques de plus en plus imprévisibles. SCO-LIVE vise à réaliser un observatoire permettant de cartographier toutes les maladies et parasites pouvant affecter les cultures, ainsi qu'à fournir les informations pertinentes d’aide à la décision des autorités publiques locales. Ce projet mobilise l’ensemble des acteurs du secteur (exploitants occasionnels et professionnels, individuels ou en association, interlocuteurs de l’ingénierie territoriale) et s’inscrit dans un écosystème déjà constitué afin de contribuer au contrat de transition écologique du pays de Grasse, où les oliviers alimentent la culture locale et l’économie du territoire.

CARBONE : 2 projet

  • C-Monitor

Porté par LSCE

Être capable de surveiller les émissions de gaz à effet de serre est crucial d’un point de vue environnemental et sanitaire. C-MONITOR France est un outil permettant d’obtenir une estimation quotidienne et localisée des émissions de CO2 d’origine anthropique et de polluants liées à l’utilisation des énergies fossiles, grâce à l’exploitation conjointe de données socio-économiques et de télédétection spatiale. Le suivi est prévu au niveau du territoire français, avec un focus sur deux régions spécifiques, et sera disponible pour un large éventail d’acteurs : autorités régionales et locales ainsi que leurs opérateurs, industriels émetteurs de GES, mais aussi citoyens ou faiseurs d’opinion (ONG ou autres) sous la forme d’indicateurs facilement interprétables.

  • QUANTICA

Porté par Airbus DE GEO

Capturer du CO2 dans les sols permettrait d’atténuer le réchauffement climatique. Le projet QUANTICA propose à cette fin un outil permettant d’évaluer, à l’échelle des parcelles agricoles, le potentiel en matière de stockage de carbone permis par les couverts végétaux intermédiaires. Les acteurs de la chaîne agricole, dont les coopératives et les entreprises de certification environnementale, pourront exploiter l’outil pour rémunérer le plus justement les agriculteurs s’engageant dans ces pratiques de stockage de carbone.

BIODIVERSITÉ : 5 projets

  • Cartovege

Porté par l’Université de Rennes

L’augmentation de la température a des conséquences importantes sur la biodiversité, notamment dans les régions alpines et polaires. Se concentrant sur le territoire des îles subantarctiques françaises Crozet et Kerguelen, le projet Cartovege propose de développer un outil d’aide à la décision pour la conservation de la flore et la préservation des habitats. En combinant la cartographie de la végétation en place et la modélisation prédictive des changements pouvant l’affecter via des données satellitaires et de terrain, cet outil permettra de mieux comprendre et anticiper les risques liés au changement climatique qui pèsent sur la biodiversité de ce territoire.

  • TAHATAI

Porté par BLUECHAM

La zone littorale polynésienne, où les échanges soutenus entre terre et mer s’accompagnent d’une grande diversité d’usages – de la pêche à l’habitat –, est aussi très vulnérable aux aléas climatiques. À destination des décideurs des îles du Vent de la Polynésie Française, le projet Tahatai a pour objectif de développer et d’automatiser la collecte et le calcul d’indicateurs utiles à la gouvernance de la zone littorale, en se fondant sur des données spatiales et in situ. Les informations fiables qui en résulteront permettront à la fois une meilleure compréhension de l’évolution causée par le changement climatique, mais aussi de protéger la biodiversité et d’identifier des zones de vulnérabilité sur le littoral afin d’anticiper les éventuels risques.

  • GEO4NAT

Porté par CLS/SIRS

Alors même que les systèmes naturels peuvent être de formidables puits à carbone, cette caractéristique est non seulement souvent omise des stratégies de lutte contre le réchauffement climatique, mais aussi mise en danger par la fragmentation et la destruction de ces milieux. Le projet GEO4NAT veut en conséquence concevoir un outil d’aide à la décision pour préserver les systèmes naturels face au changement climatique et au développement incontrôlé de l’artificialisation. Grâce à l’application Web Carto, il sera ainsi possible d’observer et d’évaluer le degré de naturalité d’un territoire et la potentialité de stockage carbone de sa biomasse. Ce travail sera dans un premier temps initié en Nouvelle Aquitaine, avec un pontage vers le département de Loire Atlantique.

  • ORION

Porté par CREA Mont-Blanc

Les landes, qui désignent un type d’habitat caractérisé par des fourrés relativement bas, sont très courantes en montagne et dans les forêts, mais leur distribution et leur expansion reste méconnue, notamment dans les Alpes. Pour pallier ce manque, le projet ORION exploite les progrès en matière d’imagerie satellite pour développer une cartographie fine des habitats, des indicateurs de biodiversité et des risques de fermeture par la lande sur le territoire de la Communauté de communes de la vallée de Chamonix Mont-Blanc. Les résultats seront accompagnés de campagnes photographiques permettant de constater l’évolution des paysages en 30 ans et de placer la dynamique des landes dans un contexte plus large de modification des paysages face au changement climatique.

  • EO4Mountain-Pastoralism

Porté par A2S/Conectus

Les zones humides rendent d’importants services écosystémiques et contribuent fortement à la réduction des gaz à effet de serre. Pourtant, le changement climatique récent a déjà modifié les zones humides d’altitude, transformant les pratiques agro-pastorales et les habitats. Il devient donc crucial de disposer d’outils de suivi opérationnels permettant de documenter ces milieux et la manière dont les services écosystémiques rendus évoluent. Expérimenté sur le Parc National du Mercantour à partir d’images satellitaires Sentinel-1 et 2, le projet EO4Mountain-Pastoralism a donc été conçu pour offrir une boite à outils adaptés aux besoins des usagers. Il affiche pour cela une double ambition, afin d’améliorer le suivi de ces zones et de mieux les comprendre : produire à haute fréquence (15 jours) des données pertinentes pour détecter et suivre la dynamique des zones humides d’altitude, et développer une méthodologie et des outils pour relier statistiquement et physiquement les variations de ces données à des indicateurs de services rendus par ces milieux.

ADAPTATION AUX CATASTROPHES NATURELLES: 2 projets

  • BanD-SOS

Porté par le LEGOS/IRD

Le delta du Bengale au Bangladesh est frappé en moyenne tous les trois ans par un cyclone tropical majeur, entraînant des conséquences importantes. Le projet BanD-SOS s’attache en réponse à développer un système pré-opérationnel de prévision (entre 36 et 48 h) de l'inondation cyclonique et du risque sociétal associé. Ce système aura pour fonction d'une part de fournir en temps réel l'information nécessaire à implémenter des opérations d'évacuation et de protection des populations lorsqu'un évènement cyclonique survient, et d'autre part d'aider à l'élaboration des politiques publiques d'adaptation à l'aléa submersion pour assurer la résilience de la population sur le moyen-long terme.

  • GADE LAPLI

Porté par PREDICT Services

L’évolution de la collecte de données spatiales et de notre compréhension des systèmes climatiques permet aujourd’hui, via la donnée COSPARIN, d’estimer la quantité de précipitation sur l’ensemble du globe, à une échelle très fine. Le projet Gade Lapli tire profit de ces données nouvelles pour quantifier les risques liés à des précipitations extrêmes dans des territoires très vulnérables au changement climatique et souvent peu équipés en moyen de prévision, comme Haïti. L’outil proposera à la fois de créer un index permettant le suivi des évolutions des précipitations causées par le changement climatique, notamment pendant la saison cyclonique, mais aussi un service d’assistance pour suivre en temps réel les risques hydrométéorologiques et mieux les anticiper.

GESTION DES EAUX : 5 projets

  • OpHySE

Porté par Ocean NExt/LEGOS

Le changement climatique risque de modifier en profondeur le cycle hydrologique, et notamment les fleuves ainsi que leur navigabilité. À cet égard, le projet OpHySE a pour objectif de proposer une plateforme de suivi en temps réel de l’état des fleuves et d’aide à la navigabilité, qui permettra à terme de planifier et de prédire leur évolution. Cet outil sera décliné à titre de démonstration sur l’ensemble des bassins versants du territoire de Guyane, dont les fleuves revêtent une importance environnementale et économique majeure.

  • StockWater

Porté par le CNES

Les barrages sont des outils stratégiques pour les États et leur gestion de la ressource en eau, dont la disponibilité est un enjeu de plus en plus essentiel. StockWater vise à mettre en place un dispositif de suivi de la charge des barrages à partir de données satellite et d’une chaîne de traitement spécifique, facilitant ainsi l’action de l’autorité publique en la matière. Le projet, ouvert à terme à tout pays souhaitant s’y associer, est développé en France avec une méthode dont la réplicabilité sera éprouvée dans un premier temps sur l’ensemble de l’Europe ainsi qu’en Inde, où les données nécessaires sont disponibles. Il sera alors envisagé de traiter d’autres régions d’intérêt (Bassin du Mékong, Afrique de l’Ouest) avant de passer à l’échelle globale.

  • BOSCO

Porté par l’Université de Rennes/CNRS

L’ambition du projet BOSCO est double : (1) Surveiller l’évolution de la teneur en eau des sols et la persistance de conditions sèches à l’échelle de la région Bretagne en cohérence avec l’échelle de la gestion et des écoulements d’eau ; (2) Co construire des outils de diagnostic, d’analyse et de services avec les acteurs et gestionnaires pour l’aide à la décision, et appuyer les politiques publiques à l’adaptation (ressources en eau, agriculture, préservation des écosystèmes). Les produits finaux seront délivrés par l’entreprise KERMAP.

  • EO4DroughtMonitoring

Porté par INSIGHT SAS

EO4DroughtMonitoring est un outil de caractérisation et de suivi de la sécheresse à échelle territoriale. Il est conçu comme un outil d’aide à la gestion des exploitations agricoles et d’aide à la décision à destination des institutionnels. Le système imaginé est capable d’évaluer l’intensité des épisodes de sécheresse, d’estimer leur sévérité par analogie à un état de référence historique et, couplé à des données actuelles, de fournir une indication de la trajectoire future plausible d’une saison hydrologique. Dans un premier temps, le projet concernera la Nouvelle-Calédonie, où l’assèchement des rivières, sols et végétaux s’accompagne de conséquences importantes.

  • SAMToolAlert

Porté par CLS

Les données satellites permettent de suivre et d’anticiper les arrivages massifs de sargasses (algues) dans l’atlantique, et CLS développe et opère depuis 2018 un service de surveillance et d’estimation des échouements, dénommé SAMTool. SAMTool met en œuvre une chaine opérationnelle basée sur le traitement des images satellites quotidiennes, l’utilisation d’un modèle de dérive, et la diffusion de l’information aux utilisateurs à travers une plateforme web. L’objectif de SAMTool-Alert est de consolider l’usage de l’outil SAMTool dans la chaine de décision de chaque territoire. Le projet produira des indicateurs à l’échelle locale et régionale permettant de définir la vulnérabilité d’un territoire face au risque d’échouement de sargasses, sur la base des enjeux environnementaux, économiques et sanitaires locaux (préservation de la biodiversité, tourisme, pêche, santé publique, ramassage et recyclage).

OCCUPATION DES SOLS : 5 projets

  • Eagle Hedges

Porté par TerraNIS

Les haies, aussi communes soient-elles dans les paysages agricoles, jouent un rôle important de refuge pour la biodiversité et rendent de nombreux services écosystémiques. Pour autant, leur effet précis reste difficile à évaluer. Le projet Eagle Hedges répond à cet enjeu en poursuivant deux objectifs de cartographie et de recherche. Il s’agit d’une part de mettre en place un service opérationnel permettant d’extraire les surfaces et linéaires de haies d’un territoire afin de suivre leurs évolutions, et d’autre part de développer un outil robuste qui permette de caractériser le réseau bocager et ses fonctions sur divers territoires.

  • ADOPT

Porté par Espace et Living Labs (E2L)

Les Parcs Naturels Régionaux (PNRs) ont pour objectif de permettre un aménagement durable et une conservation du patrimoine de leur territoire, ce qui implique d’anticiper et de contrer les effets du changement climatique. L’objectif du projet ADOPT consiste donc à définir, prototyper et tester un service de production et de diffusion d’indicateurs des impacts du changement climatique à destination des Parc Naturels Régionaux occitans, qui occupent un quart de la superficie de la région, à partir de données satellites d’observation de la Terre.

  • CHOVE-CHUVA

Porté par CNRS/UMR LETG

L’objectif du projet est de développer un outil de diffusion de l’information produite par des équipes scientifiques récemment impliquées dans divers projets de suivi des dynamiques territoriales dans l’État du Mato Grosso au Brésil. Cet outil se veut simple d’utilisation pour en faciliter l’accès au plus grand nombre, et notamment aux citoyens : l’utilisateur n’aura qu’à renseigner un nom de commune ou identifier une zone d’intérêt – comme une exploitation agricole –, et le système lui renseignera une série d’indicateurs synthétiques sur l’évolution des variables climatiques et sur les dynamiques d’occupation (forêts, agriculture, ressources en eau) et d’utilisation (pratiques agricoles « bas carbone ») des sols, ainsi qu’un indicateur de « vulnérabilité territoriale ».

  • Green Urban Sat

Porté par le CEREMA

Les zones fortement urbanisées, pour contrer notamment les phénomènes d’îlots de chaleur, ont tout intérêt à se tourner vers les solutions fondées sur la nature et la végétalisation. Pourtant, il reste difficile de comprendre précisément l’effet et l’efficacité de ces solutions. Le projet Green Urban Sat propose de développer, à partir de l’exploitation d’images satellitaires multi-sources, des méthodologies d’évaluation quantitative et qualitative des services écosystémiques rendus par la végétation urbaine. Autrement dit, il s’agit de décrire finement la végétation en ville afin de voir ses effets, et notamment ses bienfaits, au regard du changement climatique à l’échelle de l’agglomération. Le démonstrateur sera développé sur la Métropole du Grand Nancy avant d’en tester la reproductibilité sur d’autres territoires.

  • TropiSCO

Porté par GlobEO

Malgré leur rôle essentiel, les forêts voient leur superficie se réduire drastiquement année après année, notamment en zone tropicale. TropiSCO propose donc de développer une plateforme de suivi hebdomadaire de la déforestation tropicale à l’échelle du globe à l’aide d’images radar Sentinel-1. Ce projet bénéficiera d’une collaboration étroite avec certains pays partenaires des programmes menés par la France dans les bassins de l’Amazonie, du Congo et de l’Asie du Sud-est pour adapter l’outil de détection à leurs besoins. Les données TropiSCO auraient bien des usages : lutter contre l’exploitation forestière et minière illégale, contre les cultures agricoles illicites et le trafic d’espèces sauvages, mais aussi fournir des données et statistiques utilisables facilement. De nombreux utilisateurs seraient donc susceptibles d’être intéressés : gouvernements, ONG, acteurs de la surveillance des incendies, universités, grand public ou encore entreprises souhaitant réduire le risque de déforestation dans leurs chaînes d'approvisionnement.

35 projets au totalAjoutés aux 14 projets du millésime 2020, le SCO France soutient au total une galaxie de 35 projets.

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